alors voilà, j’ai un peu la honte : au début je pensais à ce blog comme à un « cahier d’atelier », une sorte de journal de bord avec mes essais, mes foirages, mes questionnements, tout ça…
résultat depuis quelques temps je ne mets que des travaux finis, c’est nul…
donc, pour changer un peu, je vais vous parler d’une installation un peu foireuse.
je l’ai commencée il y a quelques semaines et j’ai peur de ne pas l’aboutir. et surtout je pense que ça ne ressemblera pas à ce que j’imaginais au départ.
meuh bon… c’est en se plantant qu’on apprend, non ?
donc voici l’histoire d’angèle :
au départ, il y a un os. Oui, vous savez, ma récente passion pour les nonosses… bref, camille m’amène un jour un os de poulet tout chelou : il me fait penser à un torse, comme celui que j’ai utilisé pour charlotte, sauf qu’il a des excroissances au dos qui me font penser à des ailes… ou à des moignons d’ailes…
vous voyez où je veux en venir ?
je lorgne ce que j’ai sous la main : des plumes blanches, de vieilles poupées mannequins, allez zou…
je jette mon dévolu sur une poupée dont la taille semble correspondre à celle de mon os, et je commence à la désarticuler. je ne garde que la tête, les bras, et le bas du corps : les jambes attachées au bassin.
je lui coupe les cheveux et je démaquille son visage à l’acétone : la voilà à moitié démaquillée
puis je bombe tous les membres à la peinture blanche :
je la trouve plus jolie toute blanche qu’avec sa tête de pétasse 😉
le problème, c’est que mon os n’est pas tout à fait blanc. je n’ai pas envie de le bomber, il est très beau comme ça :
donc je décide de traiter les membres et la tête pour les « crader un peu »
j’essaye le thé, ça prend pas des masses, le brou de noix idem, ça m’énerve, je finis par faire un mélange dégueu à base de cendres, de brou de noix et de néoprène, et là, miracle ! appliqué au doigt ça rend à peu près ce que je voulais :
passe une semaine ou deux, j’ai un peu peur de continuer, je me dis que c’est un peu foirax comme affaire…
et puis camille passe à la maison et me remotive, comme d’hab (merci camille, t’es une vraie copine !)
j’assemble la tête avec l’os à l’aide de papier mâché. une fois sec c’est bien solide 😉
pour l’assemblage du bas, j’y vais à la néoprène et à la glue, carrément.
et… ça tient ! youpi !!!
voici donc angèle au dernier stade d’avancement, prise en photo ce soir :
et encore une petite de 3/4 pour voir ses bouts d’ailes, sur lesquels (normalement) je devrais pas tarder à coller des plumes :
il me reste un boulot monstre sur ce projet, et je ne suis pas sure que ça rende ce que j’ai en tête…
mais bon, c’est aussi pour me motiver à continuer que j’ai fait ce post 😉
























